Bégaiements, les causes

Qu’elles sont les causes d’un bégaiement ?

Avant d’évoquer toute idée de cause, j’aime rappeler que la recherche scientifique admet qu’un bégaiement est un symptôme d’un état constitutionnel, d’un état neuro-biologique, d’un état pathologique. La cause d’un bégaiement résulte de cet état, duquel se définit aussi le type de bégaiement : inclus dans un tableau neurologique comprenant d’autres symptômes pour plus des deux tiers des personnes bègues, inclus dans une pathologie comme Parkinson, Alzheimer ou Gilles de la Tourette, isolé pour moins d’un tiers des personnes bègues. A l’occasion de la Journée Mondiale du Bégaiement 2011 le Docteur Monfrais-Pfauwadel, phoniatre et spécialiste du bégaiement, a très bien dénoncé les amalgames de définition et de conception :

il y a de toute façon une énorme confusion qui vient du fait que l’on utilise le même mot de bégaiement pour définir un symptôme, (le trouble moteur de la parole affectant la fluence), et pour parler d’un tas d’affections qui contiennent entre autre du bégaiement… On n’est pas bègue avec en plus une mauvaise coordination, ou en plus un trouble attentionnel, ou en plus un retard phonologique, ou en plus une forme d’épilepsie avec myoclonie, ou en plus des tics, ou des TOC etc. Ce sont des entités comprenant, entre autre du bégaiement. Comme on retrouve de la fièvre dans bien des affections, ou une boiterie dans un problème de ménisque comme dans une poliomyélite aigüe.

Les causes d’un bégaiement sont donc neurologiques et génétiques

Plus de 1% de la population naît avec une constitution biologique et une structure cérébrale atypiques qui sont indispensables à la survenue d’un bégaiement. La recherche scientifique permet d’affirmer que tous les bégaiements ont une base neurologique.

Principalement concentrée en Amérique du Nord, en Australie, en Allemagne, en Chine et en Suède, elle permettra de distinguer tous les types de bégaiements, aux croisées de la génétique (4 gènes ont été identifiés en 2010) et de la neurologie, et d’apporter les réponses thérapeutiques plus concrètes et plus ciblées, qu’elles soient moléculaires (médicaments), qu’elles soient paramédicales (orthophonie). C’est pourquoi elle mérite d’être suivie et soutenue par toutes les parties prenantes, toutes les associations…

Sauf à vouloir pratiquer de la rétention d’informations pour quelque raison obscure, il nous est devenu difficile d’entretenir le mystère autour des origines du bégaiement. Même si nous manquons encore de pièces, le puzzle se forme et donne une certaine esquisse : la recherche ramène les facteurs psychologiques, éducatifs ou environnementaux au rang des conséquences pouvant moduler un bégaiement.

Fin 2012, Olivier, auteur de l’excellent blog Un Olivier sur un Iceberg, a regroupé pour les bloggeurs, toutes les données de la recherche sur le bégaiement dit neuro-développemental, le bégaiement le plus courant, celui qui débute généralement dans la petite enfance, à partir de deux ans, et qui caractérise le bègue parmi la population : Causes des bégaiements, éléments neurologiques et éléments génétiques, regroupés par Olivier, plus trop sur son Iceberg

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